Mon expérience dans cette clinique a été extrêmement difficile et humainement très décevante.
J’ai été hospitalisée dans un contexte de grande vulnérabilité, choc post-traumatique dépressionqils ont arreté ma médication) avec une addiction, et j’étais justement venue chercher de l’aide pour le choc post-traumatique substances étant interdites même en permission j’ai craqué, j’ai été moi-même le signaler à l’équipe en demandant de l’aide, au lieu de cacher la situation. Pendant 2 semaines on m'a retiré mon anti depresseur, je n'avais aucune activité à part tourner en rond.
Tout cela s’est produit dans une période particulièrement difficile pour moi : après une visite très éprouvante avec mes enfants, après avoir reçu de mauvaises nouvelles, et juste après une opération liée à un cancer de l’œil. J’étais donc physiquement et psychologiquement très fragilisée.
Malheureusement, j’ai eu le sentiment d’être jugée et réprimandée très durement, notamment par deux médecins, dont le directeur médical, alors que j’étais déjà en grande détresse. On m’a parlé d’un “troisième avertissement”, puis on m’a fait comprendre que mon séjour ne pouvait pas continuer.
Concernant la CBD, je ne savais pas que c’était interdit dans l’établissement. J’en avais parlé avec une infirmière, qui m’avait indiqué que l’équipe était au courant, et je n’avais pas compris que cela poserait problème au point de justifier une exclusion.
Lors d’un contrôle de mes affaires, j’ai accepté de montrer le contenu de mon sac, mais j’ai refusé qu’on fouille profondément dedans avec les mains, car je souhaitais que cela se fasse dans le respect, avec des explications claires et en ma présence.
Le lendemain de mon opération, de cette visite difficile avec mes enfants et des mauvaises nouvelles que j’avais reçues, j’ai été mise dehors de manière brutale. Le directeur médical ne m’a pas réellement laissé m’expliquer. J’ai demandé au minimum le temps d’appeler quelqu’un pour venir me chercher, mais cela m’a été refusé. Je me suis sentie traitée sans aucune considération, alors que j’étais dans un état de grande fragilité.
Je garde également un profond choc face à certains propos qui m’avaient été tenus auparavant par un médecin, notamment des remarques très blessantes concernant ma maternité et le fait que j’aurais dû avorter. Pour moi, ce type de parole n’a pas sa place dans un lieu de soin.
Je comprends qu’une clinique puisse avoir des règles de sécurité et un cadre strict, surtout dans un contexte d’addiction. Mais ces règles devraient être appliquées avec respect, humanité et proportionnalité, surtout envers des personnes en souffrance qui viennent justement chercher de l’aide.
Au vu de mon expérience, je déconseille cette clinique aux personnes fragiles psychologiquement ou en démarche d’arrêt de substances, en particulier si elles ont besoin d’un accompagnement bienveillant, patient et sécurisant.